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[Art .] L’Art et l’éthique.

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Le thème « l’Art et l’Ethique » a fait l’objet d’un webinar organisé par Globethics.net dans le but de mettre en relation deux concepts, de s’interroger sur les liens, le sens qui pourraient s’en dégager. Si l’Art pourrait être une expression de l’imagination et de la créativité émanant de la personne, dans le but d’être apprécié, l’éthique est discutée sous l’angle de sa contribution à ce que l’art nous élève. L’un des intervenants, le Dr Manoj Kurian de la Malaisie, a développé que la relation entre l’éthique et l’art a tout son sens. Il va prendre appui sur 3 éléments qui justifieraient la mise en lien de ces deux concepts.

Le premier élément est que l’Art et l’Ethique permettent d’orienter et de donner une direction. On retrouve ces concepts dans toutes les grandes civilisations, de la Grèce à l’Inde, où ils sont associés aux  termes Vérité, Divin et Beauté.

Le deuxième élément :  l’Art et l’Ethique donnent un sens. Le Dr Kurian fait référence à un certain nombre d’auteurs et fait la citation suivante : « La Vie est courte mais l’Art perdure ». Le sens est illustré au travers de ce que nous pensons, apprécions, créons et partageons ; l’Art et l’Ethique définissent qui nous sommes et ce que nous léguons après notre vie ici-bas.  Selon lui, une question se pose : l’Art nous permet-il de nous accomplir dans la vie, d’être utile aux autres et d’être heureux ?

Le troisième élément :  l’Art est-il à même d’élever l’Ethique ? Et si la beauté pouvait sauver le monde ? Voilà des questions qui demandent à être davantage explorées, même si ces sujets ont été traités au début du siècle passé par différents auteurs.

Dans son exposé, le Dr Kurian va mettre en relation ces trois éléments et expliciter le lien qui peut exister, mais aussi d’autres aspects tout aussi importants.

Le premier point concerne la valorisation de l’Art et la capacité à l’apprécier qui est donnée à tous, qui doit être considérée dans un contexte particulier. Il attire l’attention sur les enjeux que l’on peut rencontrer. L’exemple d’un tableau qui peut être culturellement inestimable mais commercialement sans valeur s’il s’agit d’un objet d’art volé. Par conséquent, la valorisation d’un objet d’art ne doit pas s’opérer d’un point de vue commercial mais davantage en fonction du niveau de contentement qu’il suscite et au bien être auquel cet art contribue.

Le deuxième point est l’exploitation des artistes opérée par des intermédiaires, ce qui n’est pas un phénomène nouveau mais remonte à la nuit des temps. L’artiste était valorisé et reconnu déjà dans la bible tout comme les différents métiers artistiques, cités dans la construction d’un tabernacle par le peuple nomade d’Israël lorsqu’ils quittent l’Egypte pour la terre promise. Souvent les artistes n’étaient pas valorisés par les Pharaons de l’époque, ni reconnus. Il préconise que l’on s’interroge sur sa provenance avant d’acheter un objet d’art, si l’achat bénéficie à l’artiste mais également à la communauté.    Le dernier point est le message lui-même. Quel message l’objet d’art est-il censé contenir ? Le message distord-il la vérité et promeut-il une forme de désinformation, ou pire, suscite-t-il la haine, la colère ou des sentiments de conflits…est-il plus subtil au point de détruire des cultures et des identités, manipuler la vente, etc ?  Finalement, peut-il être utilisé à des fins de manipulation et de propagande ?

Source : VideoGlobethic.net

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