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[Art .] Graphène or not Graphène…

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Les médias publient et diffusent par myriades que le graphène est au cœur de la sphère complotiste, nous lisons donc des fakes news. Avec quelques descriptions scientifiques très basiques, il n’est pas un journal jusqu’aux nombreuses feuilles de choux qui ne publient des informations tout public, puis parlent de rumeurs, théorie du complot, cheval de Troie …[1] [2] [3] [4]

Pour faire court, les sceptiques et ceux nommés anti-vaccins sont bons pour la psychiatrie, font courir des bruits au travers des réseaux sociaux, qu’il s’agisse des masques, du magnétisme dans le corps, du graphène… Selon de nombreux médias toutes ces rumeurs n’ont pas de bases scientifiques. La menace du virus est bien réelle, il faut être responsable ! Toutes ces craintes sont infondées, l’OMS a homologué les vaccins anti-Covid, leur composition est connue et publique, il n’y a pas d’hypothèses à soulever.

Par une recherche simple que vous pourrez vérifier, nous trouvons à Strasbourg La Fondation pour la Recherche en Chimie, 1ère Université en Chimie de l’Union Européenne (crée par l’état français en 2007). Que trouvons-nous sur leur site internet ? [5] [6]

Extrait :

« Combattre la Covid-19 et les futures pandémies avec le graphène : Des chercheurs du CNRS et de l’Université de Strasbourg ont réalisé une analyse critique des stratégies les plus prometteuses, basées sur l’utilisation de matériaux apparentés au graphène, rapportées dans la littérature pour lutter contre les pandémies virales comme la Covid-19. Cette perspective a été publiée dans la revue Advanced Materials. 

En raison de leurs propriétés chimiques et physiques uniques, les matériaux apparentés au graphène, tels que le graphène, l’oxyde de graphène et l’oxyde de graphène réduit, ont été largement étudiés au cours des 15 dernières annéesles applications basées sur les matériaux apparentés au graphène décrites dans la littérature qui semblent être les plus pertinentes pour lutter contre les pandémies virales… En particulier, l’exploitation de l’activité antivirale des matériaux apparentés au graphène convenablement fonctionnalisés pour l’administration de médicaments, le développement de surfaces et de revêtements intelligents ainsi que l’intérêt de la (bio)détection sont discutés. Cette analyse critique place les matériaux apparentés au graphène au rang de puissants alliés dans la lutte contre le virus SARS-CoV-2, ainsi que d’autres maladies infectieuses émergentes.»

La surprise est grande de lire que des scientifiques, au service de laboratoires, connaissent depuis plusieurs décennies les propriétés du graphène, ses dérivés et possibles applications dans le cas de pandémie, contre la Covid et de futurs virus récalcitrants.

Si des journalistes n’ont pas réussi à faire une simple recherche, nous pouvons nous inquiéter et interroger des possibles informations et coupe-feu lancés en tous sens. Appuyant ses articles, la Fondation pour la Recherche en Chimie cite une publication du 03.02.2021 [7]

Extrait :

Graphene: A Disruptive Opportunity for COVID-19 and Future Pandemics?

Le graphène : une opportunité de rupture pour COVID-19 et les futures pandémies ?

 « La révolution du graphène, qui a eu lieu au cours des 15 dernières années, a représenté un changement de paradigme pour la science. Les propriétés extraordinaires de ce matériau unique ont ouvert la voie à de nombreuses applications en science des matériaux, en optoélectronique, en énergie et en détection. Les matériaux liés au graphène (GRM) sont désormais produits à grande échelle et ont trouvé des applications de niche également dans les technologies biomédicales, définissant de nouvelles normes pour l’administration de médicaments et la bio-détection. Ces avancées font des GRM de nouveaux outils pour lutter contre l’actuelle COVID-19 et les futures pandémies. À cet égard, les MRG peuvent jouer un rôle majeur dans la détection, en tant que composant actif de surfaces antivirales ou dans des formulations virucides. Ce document présente les stratégies les plus prometteuses rapportées dans la littérature sur l’utilisation de matériaux à base de GRM contre la pandémie de COVID-19 et d’autres types de virus, en mettant l’accent sur l’impact de la fonctionnalisation, des techniques de dépôt et de l’intégration dans des dispositifs et des revêtements de surface…

L’application des GRM et en général des nanomatériaux durs dans l’administration de médicaments doit être envisagée dans une perspective à long terme. Les stratégies de multi-fonctionnalisation et l’efficacité antivirale doivent encore être approfondies. En outre, il existe différentes préoccupations concernant la biocompatibilité et la toxicité à long terme des matériaux 2D. Bien que des études soient déjà disponibles, [61] les risques toxicologiques des GRM ne sont pas complètement éclaircis. Dans ce contexte, nous sollicitons le travail de la communauté scientifique pour la normalisation des GRMs testés afin d’obtenir des réponses robustes pour leurs applications sûres dans n’importe quel domaine. Différents nanomatériaux durs sont maintenant cliniquement approuvés pour le traitement humain,[62] et nous espérons que certains des GRM seront bientôt inclus dans cette liste. Malgré les résultats extraordinaires actuels, les GRM n’ont été que très peu explorés dans les infections virales. En particulier, leur potentiel pour bloquer l’absorption cellulaire, inhiber la réplication virale et alerter le système immunitaire n’a pas encore été libéré. Il reste encore un long chemin à parcourir avant d’établir que les GRM constituent une solution optimale pour combattre le SRAS-CoV-2. Toutefois, si l’on considère l’énorme potentiel que recèlent ces matériaux uniques en raison de leurs propriétés particulières, qui peuvent être modulées davantage par une fonctionnalisation contrôlée, on peut prévoir un avenir radieux pour les GRM dans la lutte contre l’actuelle COVID-19 et les futures pandémies. »

Voici un article qui va nous éclairer, datant du 13 mai 2021 de Martyn Warwick [8], journaliste, éditeur en chef de TELECOM TV publié à TELECOM TV. Son CV est édifiant, il est une figure bien connue du secteur international des télécommunications. Il a interviewé un large éventail de personnes allant de ban Ki Moon à Bill Gates et John Chambers, le secrétaire général des Nations unies, ou divers hommes politiques tels que William Hague, Boris Johnson.

Extrait :

« Cette substance sera essentielle aux réseaux 6G les super-condensateurs à base de graphène, les surfaces intelligentes reprogrammables et les antennes plasmodiques intégrées.

Les premiers déploiements commerciaux à 1THz sont possibles d’ici 2030.

Ils consommeront moins d’énergie, produiront moins de chaleur, amplifieront les faisceaux 6G et amélioreront l’efficacité du spectre…

Raghu Das, le PDG d’IDTechEx, a déclaré : « Les systèmes 6G pourraient devenir un marché de mille milliards de dollars…

Il y a quinze ans, on fabriquait de petites quantités de graphène en tranchant, au niveau atomique, des couches incroyablement fines de la substance à partir d’un bloc de graphite. La demande de graphène a été multipliée par quatre depuis 2019 et aujourd’hui, de grandes quantités de graphène de haute qualité sont fabriquées de manière routinière, l’objectif étant de voir la substance fabriquée à l’échelle et intégrée dans une myriade de produits, notamment des batteries, des panneaux solaires, des appareils électroniques, photoniques et de communication, ainsi que des technologies médicales.

Selon l’initiative « Technologies futures et émergentes » de la Commission européenne, son « programme phare sur le graphène » (doté d’un budget d’un milliard d’euros et qui constitue le plus grand projet de recherche de l’UE), le graphène, qui était un composant rare dans des produits et des applications de niche, sera largement présent sur le marché d’ici à 2025 et, d’ici à 2030, sera aussi perturbateur que le silicium l’était aux premiers jours de l’informatique. »

Il apparait en outre que de nombreuses recherches scientifiques [9] utilisent des nanoparticules d’or ou de carbone, qui ont la capacité d’héberger de l’ARN pour le protéger de dégradations et de le délivrer dans des cellules cibles (Zheng et Al – 2012 / Hela, Yang et Al – 2014). Les vaccins utilisés contre la Covid19 sont décrits comme des thérapies géniques à ARN. Thérapies connues depuis le début du siècle (Pr Alain Fischer – années 2000). Sommes-nous en présence de thérapies géniques connues depuis plus de 20 ans [10] et non de nouveaux vaccins contre la COVID ? Ces thérapies ont été et sont utilisées notamment en oncologie. Ainsi, la rapidité de mise en action des dits vaccins contre la COVID, n’apparaît pas nouvelle, à l’inverse de la vaccination de masse semi à obligatoire telle qu’elle se dessine dans diverses régions du globe.

La CNIPA, Administration de la Propriété Intellectuelle de Chine [11], nous indique qu’un brevet est déposé en 2020 par SHANGHAI NATIONAL ENGINEERING RESEARCH CENTER FOR NANOTECHNOLOGY CO., LTD.  (photo ci-dessous) combine bien graphène et ARN du COVID19.

Extrait : « L’invention appartient au domaine des nanomatériaux et des médicaments biologiques, et concerne un vaccin, en particulier le développement d’un nano vaccin recombinant nucléaire du coronavirus 2019-nCoV. L’invention concerne également une méthode de préparation du vaccin et l’application du vaccin dans des expériences sur des animaux. Le nouveau vaccin contre le coronavirus contient de l’oxyde de graphène, de la carnosine, du CpG et du nouveau coronavirus RBD ; la carnosine, le CpG et le nouveau coronavirus RBD sont combinés sur une structure d’oxyde de graphène ; la séquence codante du CpG est telle que montrée dans SEQ ID NO 1 ; et le nouveau coronavirus RBD fait référence au fait qu’une nouvelle région de liaison du récepteur de la protéine du coronavirus peut générer un anticorps spécifique à haut titre visant le RBD dans le corps d’une souris, et un soutien fort est fourni pour la prévention et le traitement du nouveau coronavirus. »

Comment expliquer que de nombreuses agences de presse anglo-américaines, mais aussi des journaux réputés hurlent toujours aux fakes news ? [12] [13] [14]

Les narratifs et méthodes utilisés pour infirmer ce qui constitue la matière des brevets ou des recherches interroge un public de plus en plus curieux et scrutateur de la toile. Cette large diffusion d’informations scientifiques qui apparaissent protégés arbitrairement finissent en secrets de polichinelle. Les laboratoires réputés qui disposent de budgets jugés illimités sont à présent accusés de dissimulation inexpliquée et mis sur la sellette.

Le Dr Ramya Dwivedi est titulaire d’un doctorat en biotechnologie du National Chemical Laboratories (CSIR-NCL), à Pune. Son travail consiste à fonctionnaliser des nanoparticules avec différentes molécules d’intérêt biologique, à étudier le système de réaction et à établir des applications utiles. Elle a également abordé la recherche en biologie moléculaire, immunologie, biologie évolutive, chimie, imagerie et analyse AFM, et spectroscopie. Ses intérêts couvrent les sciences interdisciplinaires.

Dans un article de News Medical Life Sciences du 02.02.2021 [15], cette scientifique nous explique que les oxydes de graphènes  et d’argent utilisés pour fabriquer des matériaux composites contre la COVID sont choses connues :

« Alors que les vaccins contre le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2) sont administrés et que des recherches approfondies sont menées pour trouver des thérapies ciblées permettant de lutter contre le COVID-19 (maladie à coronavirus 2019), il est tout aussi crucial de développer des composés antiviraux à large spectre plus originaux.

 Les nanoparticules d’argent (AgNP) sont bien connues comme agents antibactériens et antiviraux. Un autre nanomatériau – l’oxyde de graphène (GO) – est également efficace contre les micro-organismes. Associé à sa surface élevée, il constitue un support idéal pour les médicaments. Avec des niveaux élevés d’agents antiviraux, la combinaison avec l’oxyde de graphène s’avère présenter une performance antivirale supérieure et une toxicité réduite. »

 « Alors que de nombreux groupes ont étudié l’oxyde de graphène et les nanoparticules d’argent, une étude récente a examiné les propriétés antivirales des matériaux composites GO-AgNP développés par Graphene Composites dans le cadre de leurs formulations antivirales GC Ink en attente de brevet. »

Ces recherches ne se limitent pas au sous-continent indien, elle précise :

« Des chercheurs de l’Université Brown, Rhode Island, et de Graphene Composites Ltd, Royaume-Uni, ont collaboré pour formuler une encre à base d’oxyde de graphène et de nanoparticules d’argent aux propriétés antivirales. »

Le Dr Meredith J. Crane, co-auteur de la recherche, publiée sur le serveur bioRxiv*preprint. conforte cette recherche :

« Notre découverte que  l’encre à base d’oxyde de graphène et de nanoparticules d’argent peut rapidement prévenir l’infection in vitro par deux virus différents est passionnante, et suggère que l’encre a le potentiel d’être utilisée dans une variété d’applications pour aider à réduire la propagation des virus dans l’environnement. 

De nombreuses études préexistent déjà dès les années 2008-2009

Une autre recherche, de Horrick Sharma, Somrita Mondal (août 2020), utilise le graphène pour les traitements de cancers. [16]

« Functionalized Graphene Oxide for Chemotherapeutic Drug Delivery and Cancer Treatment: A Promising Material in Nanomedicine »

Oxyde de graphène fonctionnalisé pour l’administration de médicaments chimio-thérapeutiques et le traitement du cancer : Un matériau prometteur en nano-médecine.

Extrait : « L’utilisation de nanomatériaux pour le traitement du cancer a été un thème de recherche populaire au cours de la dernière décennie. Les nanomatériaux, notamment les nanomatériaux polymères, les nanoparticules métalliques, les points quantiques semi-conducteurs et les nanomatériaux à base de carbone tels que l’oxyde de graphène (GO), ont été utilisés pour l’imagerie des cellules cancéreuses, le ciblage des médicaments chimio-thérapeutiques, la chimiothérapie, la thérapie photo-thermique et la thérapie photo-dynamique. Dans cette étude, nous discutons du concept de nanoparticules ciblées dans la thérapie du cancer et résumons la biocompatibilité in vivo des nanomatériaux à base de graphène. Plus précisément, nous discutons en détail de la chimie et des propriétés du GO et fournissons un examen complet du GO fonctionnalisé et des composites de nanoparticules de GO et de métal dans la nano-médecine impliquant l’administration de médicaments anticancéreux et le traitement du cancer. »

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Il serait possible de poursuivre les recherches et la réponse à cette question : graphène or not graphène ? Vous avez votre idée…

On nous affirme que le graphène est déjà très utilisé pour de nouvelles technologies 5G/6G, pour la fabrication de matériaux composites contre la COVID, mais aussi pour des applications technologiques médicales humaines ceci depuis plusieurs décennies etc.

La science est au service des industries dites de pointe, des laboratoires, relayée par les politiques.

Nous pouvons parier que si « les actuels vaccins ne contiennent pas de nanoparticules de type graphène », cela ne saurait tarder au vu des profits, des influences et des prises de contrôle de tous types.

Les biotechnologies évoluent si vite… mais remarquons-nous la même motivation concernant leur utilisation éthique ?

B.T le 21.12.2021

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