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[Art .] Une citoyenne du monde…

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“Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux” Benjamin Franklin

Chères concitoyennes, chers concitoyens de ma Suisse bien-aimée,

A votre avis, pourquoi une jeune adolescente quitte-t-elle son pays ? N’est-ce pas pour trouver un avenir meilleur ailleurs où la liberté est célébrée ? N’est-ce pas une raison qui peut avoir tout son sens pour toute jeune étudiante, qu’elle soit du Maroc ou d’ailleurs, d’avoir rêvé d’aller étudier dans un pays d’Europe, reconnu pour être le berceau des droits de l’homme où on a goûté aux délices de la liberté avec tout son poids de responsabilités ?

Si l’expérience a été riche pour un grand nombre d’étrangers, sommes-nous en train de voir s’écrouler ce rêve ? La saveur de la liberté d’expression est-elle en train de se perdre sous nos yeux ? Sommes-nous en train de faire un retour vers des années sombres comme les deux premières guerres, qui ont marquées si fortement nos aînés ? Quand on a connu le conflit d’intérêts où un ministre de l’intérieur pouvait également gérer le portefeuille de la communication, n’est-ce pas le reflet d’un état non-démocratique ? N’est-ce pas une raison pour une jeune qui s’intéresse aux questions politiques, de vouloir s’envoler vers d’autres cieux et pouvoir vivre ces idéaux ?

Quel privilège de pouvoir étudier les sciences politiques à Genève, la ville internationale et des droits de l’homme ! N’est-ce pas là que se discute et négocie le destin de la planète ? C’est aussi là que l’on découvre ce système politique si particulier, les instruments de démocratie directe et sur le peuple souverain, qui est un modèle pour la planète.

N’est-ce pas un privilège d’appartenir à la Suisse, ce pays devenu le second pays d’un grand nombre d’étrangers, qui en sont fiers ? Ne sommes-nous pas chanceux, nous les étrangers, d’appartenir à deux pays, dont l’un fait partie de ce grand peuple qui a construit un modèle politique inégalé, valorisant la liberté, l’intégrité et la responsabilité… ?

Les votations du 28 novembre et les coercitions inhérentes aux libertés individuelles qui s’y annoncent, ne devraient-elle pas nous faire froid dans le dos ? Car pour les étrangers de Suisse qui ont connu des années sombres dans leur pays natal, cela ne nous plonge t-il pas dans des souvenirs amers de dictature, d’autoritarisme, etc ? Sommes-nous vraiment conscients que ces votations annoncent l’obscurité et l’obscurantisme étatique au nom de la sécurité… Si pour les Suisses, c’est une nouvelle ère, cela ne veut pas forcément dire que nous qui avons connu des gouvernements peu démocratiques en sommes pour autant plus habitués ! NON et NON, renoncer à la liberté pour une prétendue sécurité est un argument fallacieux ! Benjamin Franklin nous l’avait si bien énoncé.

Que peut-on encore évoquer pour réveiller les consciences ? Les suisses ne sont-ils pas reconnus pour leur engagement humanitaire ? Ne sont-ils pas dotés de bon sens et de valeurs universelles humaines et humanistes ? N’ont-ils pas toujours privilégié l’intérêt commun ? Notre chère Suisse sait- elle où elle va ? Nos politiciens mesurent-ils de quoi il retourne ? Ne voient-ils pas la santé politique et la politique de santé de notre chère Suisse en danger ? Ne voient-ils plus ces citoyens traumatisés par une politisation de la santé qui va trop loin et qui secoue les fondations de l’honorable Helvétie, citée en modèle dans le monde entier… ?

Que nous reste t-il face à une telle fermeture politique de la Suisse ? A quoi doit s’attendre un simple citoyen dans un pays dit libre ? Nos décideurs politiques vont-ils dans le sens de la modération et la sagesse qui ont toujours été nos grandes valeurs… Qu’ils nous traitent comme des êtres responsables veillant spontanément au profit de l’intérêt commun ?

Ne pourrait-on pas substituer cette peur qui se trouve distillée dans tous les outils d’information ou de désinformation aux graines de la responsabilisation, si précieuses aux suisses aux cœurs responsables, afin que la peur dans l’âme ne devienne pas une arme sournoise pour la manipulation des masses…?

Est-ce que la LIBERTÉ avec responsabilité et responsabilisation peut-elle être positionnée au centre du débat ? Un vrai débat démocratique libre et respectueux autour de la gestion de la crise sanitaire, incluant des protagonistes de tous bords et de toutes les franges de la population n’aurait-il pas permis de souder la société, malgré nos choix et préférences respectifs en matière sanitaire ?

Peut-on faire confiance et espérer que le bon sens national de nos concitoyens soit encore possible, pour cheminer ensemble, vaccinés et non vaccinés, vers UN SEUL et UNIQUE CHEMIN: celui de la liberté ? Notre démocratie n’en serait-telle pas nourrie ?

Peut-on encore faire preuve d’intelligence réelle, qui est infiniment supérieure à toute autre forme de fausse intelligence! Peut-on permettre à notre intelligence innée et merveilleuse de connecter les cœurs pour cultiver la bienveillance humaine ? Peut-on encore préserver l’héritage démocratique Suisse pour le transmettre intact, enrichi et embelli aux générations futures ? Ferons-nous du 28 novembre une date historique ? L’Histoire sortira ses plumes et sera notre grand témoin… L’histoire sera là pour rendre compte que nous avions défendu pleinement et massivement, notre sacro-sainte LIBERTÉ.

Une loi peut-elle avoir une force de division entre vaccinés et non vaccinés ou devrait-elle servir à conforter LA LIBERTÉ pour tous ?

Une citoyenne du monde,

citoyenne suisse qui AIME et CHÉRIT profondément la Suisse !

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