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[Art.] ÉTHIQUE.

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Une pensée juste vers une action juste…

Sans aucun doute, nous vivons une époque trouble et nous ne savons plus comment faire face, non seulement aux changements climatiques, mais aussi aux traitements chimiques qui mettent à mal la planète. Avec une coupable légèreté, on produit et consomme massivement, toute catégorie confondue.

Les symptômes d’un tel état d’être sont hélas tangibles : les glaciers et les icebergs fondent, les océans cumulent des déchets et sont de plus en plus pollués, les intempéries climatiques de plus en plus destructrices. Sur un autre plan, les religions, tout du moins certaines, sont objet de scandale quand elles ne sont pas menaçantes. En politique, la stabilité, l’autorité juste, ont déserté. Les dirigeants s’affichent désorientés, les sociétés multinationales toujours plus âpres au gain, les artisans et les paysans de plus en plus seuls, déconsidérés.

Ceux qui sont conscients de ce délabrement mondial se sentent impuissants, démunis. Quel remède apporter à cet état de fait ?

La désastreuse habitude de profiter des mânes distribuées gracieusement par la nature, sans respect ni mesure, a fait perdre de vue que celles-ci ont un prix à payer. Remettre l’éthique au centre de la conscience individuelle devient nécessaire. Car nettoyer ses cuves de fuel dans l’océan, vider ses ordures dans la nature, chasser des animaux sans autre raison que de brandir un trophée, etc., relève de la conscience individuelle. De telles actions, irresponsables, sont à proprement parler criminelles. Le manque d’égard pour l’environnement et pour autrui (le vivant) conduit tôt ou tard à une impasse. Il n’y a pas de petit geste de salubrité qui, répété par chacun, ne puisse devenir efficace. Il ne s’agit pas de morale mais de ressenti intérieur, rejaillissant à l’extérieur.

Pour autant, la conscience de l’un ne se transfère pas avec un claquement de doigt à un autre, même si l’éducation peut y contribuer. Modération, ouverture d’esprit et vigilance sont des qualités nécessaires pour parvenir à un équilibre. Rien ne peut se construire sans bonne volonté qu’aucune loi ne peut supplanter.

Dès lors l’éthique s’impose d’elle-même : ne pas faire subir ce que l’on ne voudrait pas subir soi-même. Tendre vers un juste milieu est la meilleure alternative à envisager : une pensée juste et une parole juste orientent vers une action juste.

  • Une pensée juste conditionne non seulement le comportement mais aussi la façon d’appréhender les aléas de l’existence. Elle confère une vision claire permettant de faire face à ce qui se présente, sans faiblesse ni excès.
  • Une parole juste résulte souvent de la lucidité que l’on a d’une situation donnée.
  • Une action juste est proportionnée aux circonstances. Elle nécessite là aussi une vision claire mais également un sens de l’équité, sans amplifier ni minimiser ce qui est.

Ces trois distinctions découlent les unes des autres et conduisent à une stabilité intérieure.

Le sens fondamental de l’éthique renvoie donc à une qualité d’authenticité sincère et porteuse de sens, naturelle et vraie.

Martine et Henry Normand.

Henry NORMAND naît en 1937 à la Martinique où il vit jusqu’à l’âge de neuf ans. Puis la famille s’installe en métropole où il poursuivra des études hôtelières qui le mèneront à Thonon-les-Bains et en Amérique, à l’Université de Cornell, dans l’État de New York. De retour en France après trois années passées sur le sol américain, il sera engagé par une grande chaîne hôtelière. Celle-ci l’enverra à Londres, puis Orly et Paris. Il la quittera pour les Relais Aériens Français où il collaborera comme attaché d’études pour des implantations d’hôtel tant en France qu’à l’étranger.

Il a 30 ans quand il rencontre le Vénérable Aryadeva (Paul Adam, de son nom français) qui, après quinze années passées en Inde, sous la robe jaune de bhikshu et comme professeur de langues à l’université sanskrite de Mithila, est rentré en France. Dans ce berceau de la spiritualité qu’est l’Inde, Aryadeva avait collecté des éléments étayant la thèse qu’il avait développée, ayant pour thème le tronc commun de toutes les religions et traditions véritables (celles qui ont pour fondement la réalité de l’être en devenir). Il se marie en France et, trois ans après son retour, avant de disparaître, il demande à son épouse et à Henry Normand de poursuivre son œuvre. Dès lors, ceux-ci consacreront leur vie à l’étude des textes sacrés et des écrits personnels laissés par leur guide spirituel. Ces recherches, basées sur les travaux du Vénérable Aryadeva, sont orientées vers la Clef, synthèse de la Connaissance transmise par les Sages qui marquèrent leur temps. Au-delà de tout syncrétisme, les facteurs qui constituent le tronc commun des différentes traditions et religions ont été ainsi recensés, permettant de mettre en évidence leur assise.

Cette étude, qui s’est poursuivie sur plus de quatre vingts ans, fait l’objet de différents ouvrages, dont un dictionnaire récent, relatif aux symboles traditionnels (les cinq premiers tomes sont parus aux éditions Dervy). Sans être nécessairement focalisés sur la « clef de la connaissance », ces symboles reprennent toutefois des éléments d’interprétation qui résultent de son application.

Bibliographie :

– Dictionnaire des symboles universels basés sur le principe de la clef de la connaissance, Tomes I, II, III, IV, V – Editions Dervy.

 Les maîtres du Tao, éd. du Félin, 1985 (stock limité, chez l’auteur).

– Les fondements du christianisme, l’esprit de la gnose, éditions du Félin, 1987                        (stock limité, chez l’auteur).

Six tomes constituent par ailleurs une introduction simple au monde des symboles :

Librairie Orientaliste Paul Geuthner, 1997 et 1998.

– Symboles universels et traditions vivantes, les grandes voies initiatiques en Occident, tome I.

– Symboles universels et traditions vivantes, les grandes voies initiatiques en Orient, tome II.

– Symboles universels et traditions vivantes, les grands supports symboliques, langages des dieux, tome III.

– Symboles universels et traditions vivantes, les grands supports symboliques, architecture divine, tome IV.

– Symboles universels et traditions vivantes, approches traditionnelles, sacre de l’univers, tome V.

– Symboles universels et traditions vivantes, approches traditionnelles, sagesse de la voie, tome VI.

Des extraits de lettres d’enseignement du Vénérable Aryadeva sont parus sous le titre de :

– La Clef ou la symbologie universelle restituée, T. I,
Tchou éditeur, 1979 (stock limité, chez l’auteur).

– La Clef ou la symbologie universelle restituée, T. II,                                                    Ed. Padma, 1982 (stock limité, chez l’auteur).

– La Clef ou la symbologie universelle restituée, T. III                                                               (fascicules 1, 2 et 3), éd. Padma, 1990-91-92 (épuisés).

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