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[Art.] La « Pandémie » et le port du masque : la fin justifie-t-elle les moyens ?

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Voilà plus de 18 mois que le port du masque a intégré le quotidien des petits comme des grands sur toute la planète. Personne n’y échappe, que l’on soit ou non vacciné. Un geste qui n’est pas si anodin, rassurant certains, perturbant une autre partie de la population. Si cette mesure s’apparente au principe de précaution face à la dangerosité de la « pandémie », qu’en est-il de sa justification sur le plan scientifique ?

Pour y répondre, le Professeur Denis Rancourt, chercheur et professeur à l’université d’Ottawa, qui travaille au sein de l’Association des Libertés civiles. Dans un entretien datant de 2020, il livre des éléments qui suscitent davantage d’interrogations sur la gestion de la pandémie et le bien-fondé de l’usage du masque, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Denis Rancourt s’interroge sur la crise sanitaire, qui ne répondrait pas à priori aux indicateurs qui pourraient la caractériser en tant que :« pandémie ». Selon lui, il n’a pas été constaté une réelle différence dans le nombre de décès annuels, toutes maladies confondues en 2020. Il attire l’attention sur le fait qu’une pandémie ne peut se manifester en même temps dans plusieurs pays, et présenter un pic aussi serré dans une période aussi courte, comme cela a été relevé au mois de mars 2020 à plusieurs endroits du globe. Le nombre élevé de morts accumulés durant cette brève période proviendrait davantage de la gestion et des choix de la politique sanitaire que de la propagation du virus lui-même. L’isolement des malades face à un virus, que ce soit un Covid ou non, est contraire aux mesures de santé préconisées, y compris pour les personnes fragiles avec des comorbidités. Rien de significatif n’aurait été fait afin d’améliorer leur état de santé, qui à l’inverse s’est péjoré, en les concentrant dans des lieux peu aérés, les privant  d’interaction humaine avec leurs proches et le monde extérieur.

En tant que scientifique, ce professeur explique notamment que les virus (particules aérosols en suspension) qui se retrouvent sous forme de gouttelettes, ne se comportent pas de la même manière en hiver qu’en été, ce qui explique qu’années après années on observe une récurrence de la courbe en bosse qui redescend pendant la saison chaude.

A cause de la chaleur et de l’humidité, les gouttelettes se chargent et deviennent plus épaisses, ne restant plus suspendues dans l’air comme en hiver. Ce qui souligne le non-sens de l’usage des masques pendant l’été et de son inefficacité voire de sa dangerosité.  Denis Rancourt rappelle que le port du masque était initialement destiné à être utilisé dans un milieu hospitalier aseptisé, qui requiert une rigueur au niveau du protocole et d’une hygiène aux règles établies. Or, l’utilisation des masques par la population dans les lieux fermés tout comme à l’extérieur ne répondent pas à ces critères et sont plus néfastes pour la santé.  Les microbes et bactéries auront tendance à stagner sur la surface du masque, les virus passant malgré tout. Le fait de les toucher en tout temps est pire que de ne pas en porter.

S’appuyant sur ses travaux et une constatation d’ordre scientifique, Denis Rancourt relève qu’aucune étude sérieuse n’est à même de prouver l’efficacité ou les bienfaits du port du masque pour se protéger contre un quelconque virus. En revanche, le contraire est plus à craindre car il y a nombre d’études qui montrent les méfaits du port de masque.

Avec d’autres confrères, Denis Rancourt aurait adressé une communication à l’OMS dans ce sens pour les alerter sur l’incohérence de leurs recommandations, qui contredisent ce que cette même institution aurait articulé depuis des années.  Il s’étonne que les gouvernements à l’échelle de la planète aient pu se prêter à un tel jeu, l’OMS revenant à présent sur l’utilité du port du masque, tandis qu’elle a toujours reconnu son manque d’efficacité pour se protéger des virus !

Il déplore également qu’une classe de la population ait pu accepter toutes ces préconisations qui ne reposent sur aucune base scientifique et s’interroge : aurions-nous assisté à la fin de cette crise si les médias arrêtaient d’en parler et de marteler le même narratif ?

Tout le problème se trouve dans l’acceptation d’une politique et la croyance accordée par le citoyen, alors même que les directives ne relèvent pas d’un intérêt sanitaire. Ce faisant, il permet de créer une accoutumance à accepter une directive sans s’interroger au-delà.  L’acceptation de ces mesures non-scientifiques est une manière de prouver l’obéissance de la population (formatage) et sa propension à renoncer aux libertés pour sa « sécurité».

Selon le Pr. Rancourt, au nom d’un principe de précaution, on est arrivé à imposer une politique draconienne qui ne repose sur aucune donnée ou étude fiable, sans pour autant mesurer les potentialités de dangers pour les populations.  De même, Denis Rancourt note une crédule rhétorique et distorsion dans l’argumentaire « je le fais pour protéger l’autre et cela justifie tout ». Or, aucune étude comparative n’a pu prouver que la distanciation sociale, le port du masque et la désinfection des mains suffisent à la non-transmissibilité du virus.

Rappelons ici quelques études intéressantes ignorées par les dirigeants des pays, dont une sur le port du masque. Celle réalisée depuis plus d’une année en Allemagne (auprès de plus de 25’000 enfants),  témoigne d’une longue liste d’effets secondaires chez les enfants.

Plus récemment, une autre étude allemande montre que les enfants sont naturellement protégés  par leur système immunitaire contre les problèmes respiratoires, qu’on peut par conséquent en déduire l’inutilité de leur imposer le port du masque [1]. Rappelons ici, qu’une autre étude [2] menée en 2008 par le Dr Fauci, actuel conseiller de la politique sanitaire de la maison blanche, explique que le nombre élevé de morts de la grippe espagnole ne relèverait pas du virus mais d’une cause secondaire, une pneumonie bactérienne. Ce qui devrait nous

nous interroger: et si nous faisions fausse route depuis le début dans la compréhension de cette pandémie?

 Le port du masque doit-il rester une option à privilégier pour contenir la pandémie?

N.B. le 27 octobre 2021.


[1] « Une équipe de scientifiques de l’Institut de santé de l’hôpital de la Charité de Berlin (BIH), de la faculté de médecine de la Charité de Berlin, de l’hôpital universitaire de Leipzig, et du Centre allemand de recherche sur le cancer (DKFZ) de Heidelberg vient en effet de découvrir que le système immunitaire des enfants est beaucoup plus actif dans les voies respiratoires supérieures que chez les adultes, tout en mettant en évidence les mécanismes moléculaires qui permettent de mieux contrôler l’infection. »

[1] Science et avenir

[2] Les pathologistes de l’époque, ajoute-t-il, étaient presque unanimes dans la conviction que les décès n’étaient pas causés directement par le virus de la grippe alors non identifié, mais résultaient plutôt d’une pneumonie secondaire grave causée par diverses bactéries, source : National Institute of Health

Référence : MacIver Institute

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